Existe-t-il un lien entre le coronavirus et la 5G ?

Récemment, j’ai pris connaissance d’une courte vidéo de Thomas Cowan, publiée sur Youtube le 12 mars 2020.

Dans cette vidéo de 10 minutes, le conférencier, qui cite à plusieurs reprises Rudolf Steiner, affirme qu’il existe un lien entre les pandémies mondiales et l’évolution technologique de notre planète : les virus seraient une réaction normale des organismes face à une agression électromagnétique.

Je dois avouer que cette théorie m’a paru bien séduisante, et pour différentes raisons que je vais développer plus loin.

En revanche, j’ai rapidement remarqué que cette vidéo, devenue virale sur les réseaux sociaux – ce qui est compréhensible, dès qu’il est question de coronavirus ! – était violemment contestée et considérée par certains comme un pur produit de la psychose conspirationniste collective actuelle.

Alors, info ou intox ?

Nous avons cherché de quel côté se trouvait la Vérité.

L’approche anthroposophique

D’un côté, un médecin holistique avec une vision propre à la médecine anthroposophique se base sur les travaux de Rudolf Steiner pour considérer que les virus sont simplement l’excrétion d’une cellule empoisonnée qui essaie de se purifier en excrétant des débris, que nous appelons des virus.

D’un autre côté, des virologues, qui crient à l’imposture scientifique, à la pseudo-science, en affirmant que « des chercheurs ont pu physiquement le démanteler (le virus) et reconstituer sa séquence génétique, puis l’utiliser pour infecter d’autres animaux. »

Ce débat vous fait penser à une autre querelle dogmatique, bien plus ancienne ?

Revenons à la fin de l’antiquité, quand la religion chrétienne s’impose dans des régions marquées par des centaines d’années de pratiques polythéistes. D’un côté, des populations qui adorent un vaste panthéon de dieux, de déesses, d’Esprits de la Nature. De l’autre, des missionnaires qui affirment qu’il n’y a qu’un seul Dieu.

Qui avait raison, qui détenait LA Vérité ?

Après plusieurs années d’expérience énergétique, je peux affirmer aujourd’hui qu’en fait, les deux camps avaient raison : l’existence de multiples divinités et de multiples émanations énergétiques n’est pas incompatible avec la réalité d’un Dieu unique.

La pensée manichéenne est réductrice : elle a fait des dégâts humains considérables.

Aujourd’hui encore, les abus des extrémistes de l’islamisme radical montrent à quel point un concept divin peut être perverti par la barbarie humaine… faisant ainsi le jeu de forces obscures qui adorent continuer à tirer les ficelles !

Terroristes pour les uns, martyrs pour les autres : la vérité, telle Janus, a toujours deux visages.

Si nous nous mettons dans la perspective de la médecine anthroposophique, l’approche de Cowan reste conforme à une vision non orthodoxe de la maladie et de ses causes.

Souvent décriée et calomniée, la médecine anthroposophique a même été a un moment en France accusée de dérives sectaires par la Miviludes, avant que cette dernière soit condamnée le 20 avril 2018 à revoir sa copie.

Alors, quand je vois une vidéo fustiger « l’arnaque de la médecine anthroposophique » avec un soi-disant journaliste utilisant des arguments non chiffrés et non documentés tels que « elle [ la médecine anthroposophique ] ne donne pas d’effet positif sur le traitement », j’invite cette personne à étudier le taux de réussite des traitements allopathiques et des chimiothérapies sur le cancer et les effets du Viscum album, par exemple qui est prescrit en médecine anthroposophique, et dont les effets sont connus et largement documentés. (1)

L’origine du coronavirus

Les exemples utilisés par Thomas Cowan dans sa vidéo pour illustrer la théorie virale de Steiner sont conformes à cette approche anthroposophique : quand les dauphins meurent dans une région du globe, faut-il rechercher la présence d’un mystérieux virus qui se propagerait dans une population donnée, ou émettre l’hypothèse que l’eau a pu être empoisonnée ?

Chaque époque a ses propres croyances, et quand les médecins du moyen-âge parlaient « d’humeurs« , ceux d’aujourd’hui les tournent en ridicule… alors que la médecine traditionnelle chinoise utilise encore le concept « d’esprits« .

Nous pourrions donc admettre que les virus ont comme origine un processus de nettoyage des organismes vivants à la suite d’un stress important : l’agent pathogène expulsé va rechercher d’autres cellules d’accueil, et développer une stratégie de survie par l’infection d’autres organismes.

Si Thomas Cowan cite des exemples de tests de transmission du virus de la grippe espagnole qui n’ont pas abouti, ils ne prouvent pas néanmoins a contrario que l’apparition du virus à différents endroits du globe et de façon simultanée invalide la transmission d’un organisme à un autre.

Là aussi, il est possible que deux vérités coexistent : l’existence de l’une n’est pas incompatible avec l’autre.

Les premiers cas à l’origine de la pandémie dite de la grippe espagnole ont été identifiés au mois de mars 1918 au Kansas, et pourraient être la conséquence de la mutation d’un virus aviaire très contagieux avec un taux de létalité plus élevé qu’une grippe habituelle, virus qui fit entre 30 et 100 millions de morts.

Rappelons au passage que ce n’est qu’en 2009 qu’une étude a révélé que l’utilisation de l’aspirine à cette époque est l’une des causes de la surmortalité enregistrée sur le continent américain. (2)

La pandémie du covid-19 dit coronavirus aurait quant à elle démarré en décembre 2019, à Wuhan, dans la province de Hubei, en Chine.

Beaucoup de théories circulent sur cette nouvelle pandémie mondiale : arme bactériologique diffusée intentionnellement, vol d’un virus entre laboratoires, erreur de manipulation (ce qui semble assez improbable compte tenu des mesures de sécurité en œuvre dans un laboratoire de type P4)… nous ne saurons certainement jamais ce qui s’est réellement passé.

L’ingénierie d’une arme bactériologique suppose, en cours de recherche, de pouvoir développer parallèlement à un virus très contagieux et fortement létal l’antidote adéquat.

C’est une simple question de logique, de bon sens… et de cynisme !

Dans les hypothèses qui circulent sur les réseaux sociaux, si l’antidote existe bel et bien, sa commercialisation ne peut être effectuée trop rapidement, sous peine de révéler un plan machiavélique, car l’entreprise qui va fournir le vaccin serait en lien direct avec celle qui a créé le virus.

Et s’il s’agit d’une erreur de manipulation, dans ce cas seules des mesures prophylactiques et l’adhésion totale des populations peuvent nous donner l’espoir de limiter les dégâts… en attendant de trouver un remède miracle.

Et si la cause de cette pandémie était ailleurs… la 5G, par exemple ?

Dans cette période de doute, apparaît donc l’hypothèse de la corrélation entre 5G et épidémie.

Jusque là, nous avons vu beaucoup de choses farfelues, allant de l’ingénierie de transmission de virus par utilisation d’hyperfréquences à la théorie d’un virus mis en circulation simplement pour masquer les effets nocifs de la 5G.

Ainsi, considérer que cette pandémie intervient, à l’instar de celle de 1918 avec la grippe espagnole, à un moment où la Terre vit un changement important dans la diffusion des ondes radio est effectivement une approche qui a retenu toute notre attention.

Pourtant, le lien entre l’augmentation des pollutions artificielles et les pandémies n’est pas si évident que cela à prouver, et la démonstration de Thomas Cowan est réfutée par d’autres spécialistes.

  • Effectivement, les premières ondes radio ne se sont pas généralisées au moment même où démarrait l’épidémie de 1918 au Kansas.
  • Effectivement, même si Wuhan est un exemple modèle de ville en réseau 5G, ce n’est pas la première, ni la seule sur la planète. Comme le faisait fort justement remarquer un détracteur Canadien,  »l’Iran, un des pays les plus fortement atteints par la pandémie, ne dispose pas de réseau 5G à l’heure actuelle, tout comme le Japon et la Malaisie… »

Les exemples du conférencier ne prouvent donc pas de manière absolue cette corrélation entre virus et pollution électromagnétique.

D’un autre côté, les contre-exemples ne sont pas plus valables parce que le cas de l’Iran, utilisé par les opposants aux théories de Cowan n’est pas pertinent : ce n’est pas de là que l’épidémie a démarré.

Ensuite, le pourcentage de personnes atteintes ou décédées dans les différents pays n’a aucun rapport avec la 5G, puisque ce sont surtout la présence, la pertinence ou l’absence même des mesures mises en place par les autorités à travers le monde, ainsi que d’autres facteurs épidémiologiques qui expliquent la propagation du virus.

Cependant, si aujourd’hui le déploiement de la 5G inquiète tant de personnes à travers le monde, c’est que ce déploiement se fait sans aucune étude sanitaire préalable.

Aucun impact sur la santé des êtres vivants n’a été prévu, ce qui est tout simplement scandaleux.

Et si des études sont en cours, les enjeux financiers sont tels que nous pouvons sincèrement douter de leur objectivité. (3)

Mais ce n’est pas nouveau, l’auriez-vous oublié ?

  • Pas d’étude d’impact avant le déploiement mondial de la téléphonie mobile
  • Pas d’étude d’impact de la Wi-Fi
  • Pas d’étude d’impact du Wimax
  • Pas d’étude d’impact du CPL hyperfréquences (exemple du déploiement à marche forcée des compteurs Linky, en France)

Et dans les magasins, on trouve toujours des fours micro-ondes, alors que tout le monde sait qu’ils ne sont pas étanches et produisent des dommages cellulaires… sans parler des téléphones sans-fil et autres technologies déstructurantes.

‘Quand vous exposez tout être vivant à un nouveau champ électromagnétique, vous l’empoisonnez. Vous en tuez quelques uns et les autres entrent dans une sorte d’hibernation’‘, déclare Cowan.

En France, nous assistons même à la volonté de faciliter le déploiement de la 5G quelle que soit la situation sanitaire – même pendant la crise que nous traversons.

Nous avons parlé des enjeux financiers colossaux de la téléphonie mobile, dont la 5G est une nouvelle opportunité de renouveler un marché arrivé à saturation, mais il semble que d’autres enjeux militaires sous-jacents renforcent cet empressement de déployer quels que soient les risques sanitaires pour les populations à travers la planète.

Le fait d’être électrosensible aide à comprendre le message que veut faire passer le conférencier.

Que dire de l’anecdote qu’il cite ? Il est évident que la présence de métal sur le corps ou dans le corps a une incidence sur la capacité de « capter » les fréquences qui nous entourent et de ressentir des dysfonctionnements organiques.

Actuellement, les personnes les plus atteintes par l’électrosensibilité font le maximum pour réduire leur exposition aux ondes, tout en essayant d’éliminer le métal présent dans leurs corps, notamment en supprimant plombages et amalgames dentaires. (4)

Pourtant, depuis le début, l’électrosensibilité est niée, minimisée, on tente de ridiculiser les personnes que nous pourrions appeler  »les sacrifiés des ondes » en les faisant passer pour des malades mentaux.

Les tests sont biaisés, et ne prennent pas en compte tous les paramètres de cette affection moderne, car le déclenchement des symptômes varie d’une personne à une autre quant à la façon dont ils se manifestent et le moment auquel ils sont perceptibles.

Je souhaite partager avec vous cette citation de Lao Tseu :

Le sage est guidé non pas par ce qu’il sait mais par ce qu’il ressent.

En cette période troublée, nous oublions de ressentir, de nous poser et de réfléchir.

La 5G n’est certes pas à l’origine de cette pandémie, mais l’augmentation continue des sources de rayonnements électromagnétiques et l’exposition permanente de milliards de personnes à cette pollution invisible affaiblit l’ensemble de l’humanité à des degrés divers.

Et ceci est une réalité incontournable.


1. Recherche fondamentale et études cliniques en médecine anthroposophique

ainsi que le Commentaire d’Helmut Keine publié par Complementary Medecine Research le 20 mars 2020 :

Das Gegenteil von Evidence-Based Journalism: Der MedWatch-Artikel zum “vermeintlichen Mistel-Wunder”

2. Salicylates and Pandemic Influenza Mortality, 1918–1919 Pharmacology, Pathology, and Historic Evidence, par Karen M. Starko

3. Jadis, le scandale des premières études sur la téléphonie mobile avait prouvé que les comités scientifiques n’étaient pas un exemple parfait de probité et d’incorruptibilité. CF : Rapport BioInitiative 2012 – 1800 nouvelles études renforcent la certitude de la nocivité des ondes et de l’urgence des nouvelles normes de protection – Janv. 2013

4. Dans ce contexte, nous pouvons effectivement nous demander pour quelle raison on trouve de l’aluminium dans des vaccins ou certains médicaments…