La Martinique, terre de volcans et de mémoires

 

Ombre des palmiers

 

A l’occasion d’une visite aux Antilles Françaises sur l’île de la Martinique, nous avons abordé la découverte des lieux touristiques principaux d’un point de vue énergétique et géobiologique.

La Martinique fait partie de l’archipel des Antilles françaises. D’une superficie de plus de 1 100 km², elle émerge à près de 500 km des côtes du Venezuela.

Ici, les « Séanceurs » sont ceux qui, au cours de séances ésotériques, font appel aux forces des énergies invisibles. Leur action est redoutée, mais en dernier ressort les Antillais iront plus facilement voir un prêtre Catholique.

Dans cette région, le Vaudou, les mauvais sorts et les superstitions font partie du quotidien.

Les « Dorlis » sont des esprits qui viendraient troubler le sommeil des humains, quand ce n’est pas agresser sexuellement les femmes pendant la nuit. Les « Soucounyan » sont des esprits de l’air en forme de boule de feu (ou d’énergie) qui peuvent prendre l’apparence de vampires.

Ces entités de basse vibration sont en relation avec des lieux, des légendes, et même certains arbres. Par exemple, il n’est pas conseillé de rester la nuit sous un fromager (Bombacacea), que l’on appelle ici « arbre du diable ». Le fromager est appelé ainsi car son bois était utilisé pour faire des emballages de fromages. Auparavant, on raconte que c’est à cet arbre que les esclaves étaient attachés – les branches du fromager seraient couvertes de petites épines – et que depuis, il garde en lui les âmes des esclaves décédés.

Les maisons hantées les plus connues sont entourées d’histoires de phénomènes paranormaux, d’apparitions et de déplacement d’objets. Au sujet de l’une de ces maisons située sur la route de Balata, notre guide nous a raconté que ses occupants s’étaient réveillés à l’aube au milieu du jardin après une nuit agitée, sans comprendre comment ils étaient arrivés là.

La qualité du rhum étant une explication un peu trop facile, nous devons admettre que la fréquence des légendes et éléments du folklore martiniquais mettant en scène esprits et fantômes est tout de même révélatrice d’une réelle sensibilité aux énergies invisibles.

Cette sensibilité est-elle l’héritage des traditions transmises par les populations Amérindiennes et Africaines ?

Une chose est certaine : notre approche énergétique de la Martinique met en valeur des tendances fortes, liées au tellurisme des lieux et à leur passé.

 

Un sous-sol fracturé

 

Du Nord au Sud, le relief de la Martinique est très accidenté. Les fractures terrestres se retrouvent géobiologiques sous nos pieds. A chaque endroit analysé, l’origine volcanique de l’île est bien présente, l’énergie du sous-sol étant essentiellement perturbée par la présence de failles et de nombreuses cavités.

Peu de courants d’eau, contrairement à certaines régions en Métropole, mais des phénomènes énergétiques négatifs relativement présents et en corrélation avec ces anomalies du sous-sol génèrent des niveaux vibratoires globalement bas.

C’est le cas de l’hôtel où nous séjournons : bien que le propriétaire ait eu la sagesse de limiter l’accès wi-fi à une zone couvrant l’accueil et la salle de réception de l’établissement, plusieurs vacanciers ont des problèmes de sommeil durant notre séjour.

Il peut y avoir une multitude de causes de troubles du sommeil (voir notre article à ce sujet), mais nous constatons que les trois chambres que nous avons visitées étaient sous l’influence d’une ou de plusieurs CCT, ainsi que d’autres systèmes énergétiques de basse vibration.

 

Les énergies des églises

 

Nous avons analysé les caractéristiques géobiologiques de monuments religieux chrétiens à différents endroits en Europe. En règle générale, les constructions des époques Romane et Gothique tiennent compte des anomalies du sous-sol, des croisements de lignes positives des réseaux géomagnétiques et présentent des particularités de construction et de manipulation des énergies subtiles relativement cohérents et répondant à des objectifs bien précis.

Étant donné que la construction des églises de la Martinique n’a commencé qu’à partir du XVIIème siècle, allons-nous retrouver des caractéristiques comparables ?

 

La Cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France

 

Depuis la consécration du premier lieu de culte vers 1671, le site subit plusieurs catastrophes : séismes, raz-de-marée, incendie..Cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France.

En 1891, l’architecte Henri PICQ réalise un bâtiment à structure métallique et murs en béton, adapté à cette implantation géographique à risques. Il adopte un style néogothique qui rappelle aujourd’hui l’époque de l’Exposition Universelle.

En 1978, la Cathédrale Saint-Louis est à nouveau rénovée selon les plans d’origine, avec une flèche couverte d’écailles en aluminium.

Ces choix architecturaux, pour efficaces qu’ils soient, ne permettent pas une mise en valeur des énergies à l’intérieur d’une enceinte sacrée.

Les prêtres qui se sont succédés sur ce lieu n’ont sans doute jamais eu la sensibilité nécessaire pour ressentir les énergies ou apprendre à les canaliser. Leur formation serait-elle plus orientée vers l’exorcisme que la géobiologie ?

Nous retrouvons donc ici des niveaux vibratoires comparables à ceux d’une église de l’époque Baroque qui serait construite sur un sous-sol perturbé.

En recherchant la trace d’un ancien site sacré sous les fondations du bâtiment, nous voyons que le choix de l’emplacement était principalement conditionné par des contraintes d’urbanisme.

Bouquet de fleurs dans une église

La Cathédrale est située dans ce que l’on appelle « Le Vieux Carré », centre historique de Fort-de-France dont le plan régulier se dessine entre les anciens marécages de la place de la Savane, le port, la rivière Madame et les Terres Sainville.

Nous demandons alors à notre guide où se trouvent les sites sacrés de la Martinique, qui auraient pu être vénérés par les premiers habitants de l’île.

Pendant plus de deux siècles, l’esclavage a déraciné les populations d’Afrique sur ces terres du Nouveau-Monde : des Sorciers, des Chamans ont-ils pu garder ce lien avec la Nature ?

Les « Nègres en marronnage » ont-ils pu préserver leurs croyances animistes ?

Notre guide ne peut nous répondre. Il existe certainement des sources ou des rivières sacrées, des hauts-lieux d’énergie naturels où le tellurisme équilibre et guérit, connus sans doute des Amérindiens.

Malheureusement, le souvenir de ces sites a disparu.

Le sacré-Coeur de la Martinique

Notre visite se poursuit à Balata pour découvrir une réplique miniature de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, construite au début du XXème siècle.

Là aussi, les énergies sont ternes et plates, comme si le bâtiment avait été posé sur le sol, tel une coquille vide.

La ferveur des chants et des prières arrive difficilement à relever un taux vibratoire bas, principalement dû à un sous-sol perturbé.

Selon nous, la tradition des initiés des Cathédrales du Moyen-Âge ne s’est pas correctement transmise de ce côté de l’Océan Atlantique.

Plan de la basilique de Balata
L’analyse d’autres lieux de cultes – de religions officielles ou de chapelles minoritaires – nous aurait permis de valider cette hypothèse, mais le temps nous a manqué lors de cette visite.

Merci à nos lecteurs d’Outre-Mer qui auraient la gentillesse de nous envoyer des éléments à ce sujet, tels que des plans, afin de compléter cette analyse.

 

 

 

 

La plage des Salines

 

La plage des Salines en Martinique

C’est une longue plage de sable fin, recherchée par les touristes, mais qui n’était pas très prisée par les Antillais.

Notre guide nous dit que la plage a mauvaise réputation, car elle est soi-disant « hantée » par les fantômes d’esclaves ou de naufragés.

Cette sensibilité par rapport aux énergies des âmes en difficulté est confirmée sur place par nos ressentis.

Une fois le passage des âmes réalisé, nous mesurons une élévation du taux vibratoire et une augmentation du champ vital autour de nous.

 

Saint-Pierre et l’éruption de la Montagne Pelée

 

La montagne pelée, volcan actif de la Martinique

 

Le 8 mai 1902 a lieu une violente éruption du volcan de la Montagne Pelée.

Dans l’histoire de l’île, ce n’est pas la première fois que le volcan se réveille, des scientifiques ayant retrouvé en stratigraphie les traces d’une éruption volcanique sur  venue au III ème siècle de notre ère.

Une nuée ardente, immense nuage de cendres et de gaz, s’abat sur la ville de Saint-Pierre, alors capitale de la Martinique.

Cette ville de près de 30 000 habitants est rayée de la carte en l’espace de quelques minutes, ensevelie sous d’énormes quantités de boue en fusion.

Une autre éruption survient le 30 août 1902. Ce cataclysme fait plus de 15 000 victimes.

Comme à Pompéi, le volcan a détruit des milliers d’existences paisibles en un seul instant.

Mais le drame du Vésuve est un événement lointain : ici, le temps s’est arrêté en 1902, les plaies sont encore ouvertes.

Quand nous franchissons le seuil du musée de Saint-Pierre, une ambiance très lourde nous prend à la gorge.

Un nombre considérable d’entités décédées – entre 300 et 500 – attendent à l’intérieur du petit musée. Elles observent les réactions des visiteurs, attentives à leurs moindres regards. Dans cette salle, une cloche en bronze déformée par la chaleur, une machine à coudre calcinée retrouvée au milieu des ruines de la ville…. et tant de photos et objets qui témoignent de l’ampleur de cette catastrophe.

Douleur et incompréhension : « Pourquoi ? Pourquoi moi ? » Regards tristes et vagues.

Nous aidons ces esprits à passer, et l’ambiance change perceptiblement, malgré l’arrivée d’une nouvelle vague de touristes qui s’engouffrent dans ce lieu de mémoire, visiteurs indifférents à toute cette souffrance.

Il faudra encore du temps, de l’énergie des prières et d’autres passeurs d’âmes pour aider les âmes errantes victimes de la Montagne Pelée.

 

Cap 110

 

Le Cap 110 est un mémorial de l’esclavage, sur la côte sud de la Martinique. Statue du Cap 110

Au pied de la falaise, le 8 avril 1830, un bateau y fit naufrage. Sa cargaison ? Des esclaves venus d’Afrique, enchaînés au fond de la cale du navire. Malgré leurs entraves, 86 captifs furent sauvés. L’histoire raconte que 46 corps, essentiellement ceux de l’équipage des marins-négriers et une partie des esclaves furent repêchés le lendemain matin. Les premiers furent enterrés au cimetière du Diamant, les noyés d’origine africaine furent eux inhumés à proximité.

Le lieu indique l’azimut des côtes africaines d’où vinrent tous ces esclaves, avec un groupe de quinze statues aux formes massives invitant au recueillement.

Quand nous arrivons sur le Cap 110, nous comptons 166 entités sur cette terrasse face à la mer, largement plus que le nombre de victimes du naufrage de 1830.

Mais ce chiffre n’a pas d’importance : si les énergies sont prêtes à rejoindre la Lumière, nous les aidons avec joie.

 

 

Groupe de statues sur le mémorial

 

Que ce lieu soit donc un lieu de mémoire, symbolisé comme le disait notre guide avec sagesse, par des statues qui ne sont plus aujourd’hui ni tout à fait blanches, ni tout à fait noires…

 

 

Le Domaine de La Pagerie

Le Domaine de la Pagerie

C’est le lieu de naissance d’une figure emblématique et controversée de la Martinique : Marie-Josèphe Rose Tascher de La Pagerie, devenue Joséphine de Beauharnais, épouse de Napoléon Bonaparte, et impératrice des Français en 1804.

Cheminée positive à l'intérieur de l'ancienne sucrerie
Le 27 avril 1848, après des années de pressions, Victor Schoelcher parvient à obtenir l’abolition officielle de l’esclavage. Napoléon, opposé à cette mesure, a longtemps temporisé et ménagé les propriétaires planteurs de canne à sucre.

L’image de Joséphine représente aussi cet aspect de l’histoire, où il lui est notamment reproché d’avoir privilégié ses intérêts plutôt qu’une démarche humaniste.

Mais est-ce en décapitant la statue de Joséphine de la place de la Savane que l’on peut devenir le Juge de l’Histoire ?

La notion de bien et de mal évolue en fonction des lieux et des époques. Il arrive un moment où, vivants et morts posent leurs bagages pour passer à d’autres choses…

Quoi qu’il en soit, en analysant les bâtiments encore existants sur le site du Domaine de La Pagerie, nous constatons que l’ambiance y est encore lourde et perturbée.

Des gravures anciennes dans l’accueil du Domaine rappellent scènes de torture et de conflits, rien de très positif d’un point de vue énergétique…

La sucrerie

 

La bonne surprise se trouve dans cette construction avec un toit de forme conique : la sucrerie.

A cet endroit, les cannes à sucre étaient pressées et broyées . Là, une belle cheminée cosmo-tellurique de vibration haute s’est installée, exactement au centre de l’édifice.

La sensation de bien être est immédiate.

Dans cette architecture aux lignes sobres, la lumière se reflète sur le parquet en bois. Toute la surface circulaire est ouverte à la course du soleil, dans les jeux d’ombres de piliers massifs aux pierres apparentes.

 

La maison coloniale

 

Ruines de la maison coloniale
Un peu plus loin, les fondations de la maison coloniale rappellent la grandeur de l’exploitation.

Du vaste bâtiment, il ne reste que ce muret de pierres.

Joséphine y serait née, mais on ne sait pas exactement où, nous dit la guide locale.

Avec l’aide de la radiesthésie nous pensons avoir une idée de réponse à cette question, qui ne demande qu’à être comparée au résultat d’autres rhabdomanciens.

 

La pierre « stop-nègre »

 

Pierre

 

Entre les restes de la maison coloniale et le musée se dresse un monolithe avec une forme vaguement phallique : c’est la pierre « stop-nègre ». Elle marquait la limite qu’un esclave ne pouvait franchir qu’avec l’accord du maître. Cette limite franchie, le maître avait le droit de considérer son esclave comme étant en « marronnage », c’est à dire en fuite.

Cette pierre nous semble être plus qu’un simple bornage : nous y ressentons des mémoires très négatives de souffrance et de mort, accompagnées de visions désagréables.

Le Musée Joséphine de La Pagerie se trouve dans une dépendance de la maison coloniale, les anciennes cuisines.

Atmosphère lourde, sensation d’être observés : dans ce lieu, ce sont des entités d’anciens esclaves qui sont bloquées dans cet espace de mémoires.

Nous avions déjà eu l’occasion, dans des châteaux médiévaux, de ressentir ces présences invisibles, qui n’étaient pas disposées à changer de niveau de vibration.

Un médium m’avait d’ailleurs dit à ce moment-là :  » au final, c’est toujours l’âme qui choisit « .

Peut-être lors de votre prochaine visite, aurez-vous l’occasion de les ressentir, de les voir, d’entendre leurs chants, ou d’écouter leurs histoires d’un autre temps…

Quelques pensées à propos de l’esclavage

 

Comme nous le faisions remarquer auparavant, l’énergie négative au sujet de ce traumatisme est très présente aux Antilles.

Puisant sa force dans des mémoires transgénérationnelles et des égrégores de basse vibration, elle alimente les clivages, le racisme et la haine entre les communautés.

Il nous semble important de prendre un peu de recul : tout d’abord, la notion d’esclavage n’est pas le monopole des Européens Blancs venus asservir les populations Noires en Afrique.

Si vous étudiez l’histoire d’autres civilisations, vous constaterez avec surprise que l’esclavage a toujours été pratiqué dans différentes civilisations, et sous différentes formes. Dans l’Antiquité, les Romains et les Grecs avaient des esclaves. En Chine, l’esclavage existait déjà il y a plusieurs milliers d’années…

Le drame du commerce triangulaire a eu pour origine les pratiques de peuples Arabes qui ont fait leur richesse en vendant des êtres humains comme s’ils avaient vendu du bétail. (1)

Nous avons l’impression que la religion judéo-chrétienne a tristement fermé les yeux sur ces pratiques contraires au respect et à la compassion, en oubliant les grandes interrogations historiques telles que la Controverse de Valladolid, sollicitée par Charles Quint à partir de 1550, qui ordonna de stopper tout esclavagisme envers les Amérindiens car il se pourrait qu’ils soient des Êtres de Dieu.

L’esclavage resta une solution d’économie de marché, surtout à partir du Siècle des Lumières où la Raison prédomina sur la Religion, et à laquelle l’Église s’opposa, parfois en vain…(2)

Nous avons aujourd’hui tendance à oublier que l’Islam est toujours parti du principe que l’expansion de sa propre religion passait par l’asservissement des populations non-musulmanes (« Quand les musulmans ont capturé les mécréants, ils ont acquis sur eux un droit de propriété fondé sur la législation de leur Créateur à tous, le Sage et Bien informé. Si, après l’établissement de ce droit, l’esclave se convertit à l’Islam, son droit à s’affranchir est supplanté par le droit du combattant qui le possédait avant sa conversion. »)…

La guerre idéologique à laquelle nous assistons actuellement et qui est à l’origine de graves dérives terroristes ne doit pas nous faire oublier cet aspect des choses : maintenir un état de culpabilité des Européens par rapport à l’esclavage, c’est empêcher les générations actuelles de tourner la page, mais c’est aussi, et surtout faire le jeu des extrémistes islamiques…

 

5 milliards d’esclaves

 

Le nombre d’esclaves devrait dépasser la barre des 5 milliards dans le monde en 2019.

Ils sont tout autour de vous, les avez-vous remarqués ?

Ils ont tous la même posture : tête baissée, regard vague, crampes dans les mains… leurs chaînes sont invisibles, et pourtant ils sont tous esclaves de la même chose.

Peut-être vous-mêmes en faites-vous partie ?

Ce sont les utilisateurs de téléphones portables !

 

 

 

Les jardins deBalata

 

Mais revenons à cette belle île de la Martinique : d’autres lieux sont tout aussi dignes d’intérêt, comme le jardin de Balata.

Dans le calme de cet espace préservé d’une grande beauté, vous pourrez rencontrer de nombreux esprits de la Nature, à condition d’y aller tôt le matin, ou en fin d’après-midi.

Ce n’est pas en quelques jours que nous pourrions prétendre connaître cette île, ni arriver à la décrire avec ces quelques mots.

Nous souhaitons que cet aperçu vous donne envie d’aller plus loin afin de comprendre et d’aimer la Martinique dans ses différentes dimensions !

 

 

Le génocide voilé

(1). «Les Arabes ont razzié l’Afrique subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d’hommes qu’ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains. Cette douloureuse page de l’histoire des peuples noirs n’est apparemment pas définitivement tournée. La traite négrière a commencé lorsque l’émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d’esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d’une énorme ponction humaine qui devait s’arrêter officiellement au début du XXᵉ siècle.»

Tidiane N’Diaye, Le génocide voilé

 

 

 

 

 

 

(2). Et c’est ainsi que nous prenons conscience du pouvoir de l’argent sur la morale humaine : il est aussi difficile d’abolir l’esclavage quand il fait partie intégrante d’un système économique qu’il a été difficile de reconnaître que l’amiante était dangereuse. Aujourd’hui, la pollution des téléphones portables et des hautes fréquences est reconnue nocive par les spécialistes indépendants, mais qui aurait le courage d’abolir un système qui représente des sommes d’argent colossales ? Même s’il est à l’origine d’un futur génocide de masse ?